
Conditionner les aides aux entreprises, les baisses de charge à leur comportement sur l'emploi ou l'investissement est une nécessité, mais pourquoi ne pas aller plus loin.
Conditionnons ces différentes aides de la puissance publique à leur politique salariale :
- obligation d'augmentation des salaires de tous les employés en cas d'augmentation des dirigeants ou de dividende aux actionnaires
- obligation d'un ratio (progressivement diminué) de, par exemple 1 à 10 (c'est ce que préconisait Rockfeller il me semble), entre les salaires de l'employé de base et ceux des dirigeants (toute forme de prime comprise).
Commentaires
100% d'accord !
Cela rejoint ma proposition de création d'un label "Entreprise citoyenne" émise durant la campagne de Ségolène qui a la même logique (cf dernières contributions). Je suggère de définir un label adoptable sur la base du volontariat qui regrouperait ces règles de bonne direction économique et citoyenne d'une entreprise en échange de grosses contreparties de la part de l'Etat. Cela pour simplifier la communication : un slogan/label regroupant un ensemble de mesures homogènes et cohérentes indiquant un pacte social, la liberté de choisir : imposer c'est risquer de dissuader les entreprises de s'implanter dans des pays où ces règles n'existent pas. L'avantage de ce genre de label c'est que ça revalorise l'image de l'entrepreneur, remotive les salariés qui seraient d'autant plus impliqué dans la réussite de leur entreprise que le label leur assure une rémunération au moins aussi importante que les actionnaires tout en leur laissant un droit de regard des décisions de la société en terme d'investissement et choix stratégiques. Bref, je suis persuadé que c'est ce genre d'orientation qu'il faut absolument creuser pour le PS. Mais plutôt que des catalogues de mesures indigestes, penser aussi à simplifier le discours pour la communication.