
L'indispensable rupture avec l'empire financier.
Les vérités qu'il faut dire :
Cette crise n'est pas seulement une crise financiere et sociale, ni une récession économique, c'est plus qu'une dépression. C'est une crise de tout le système avec lequel nous vivons depuis plus de quarante ans.
Il faut expliquer l'enjeu pour ne pas tomber dans les pièges qui nous sont tendus.
Ce qui s'effondre, c'est un casino monétaire, financier et boursier, c'est un régime de privatisations dans lequel quelques fort gagnent et les autres perdent toujours. Ce qui s'effondre c'est une conception de l'homme définie par le gain immédiat et la possession. Comble de l'ignominie, les coupables, les Gordon Brown, les Georges Bush, les Henry Polson, les Peter Mendelson, les croupier du casino libéral anglo-américain, font intervenir les Etats pour sauver les banques. Ils créent des holdings bancaires comme au temps de Benito Mussolini et Hjalmar Sachatch, et offrent du cash aux spéculateurs pour les renflouer. Les Etats avaient ainsi leurs effets toxiques et vont s'empoisonner jusqu'à devenir eux-mêmes insolvables.
Pour effacer cette dette irremboursable, leur < est l'hyperinflation, au détriment des salariés, des retraités, des titulaires de minima sociaux, qui deviendront encore plus victimes. Ils savent qu'ils créeront ainsi les conditions de révoltes allant des classes populaires jusqu'aux classes moyennes. C'est pourquoi ils divisent pour régner, parrainent des provocateurs et mettent en place des moyens d'Etat policier (passeport biométrique, fichiers de toutes sortes, caméras de surveillance, drones et unités de robocop pour les banlieues). La City de Londres, centres des opérations financières mondial, Wall Street et leurs associés ont en tête la même logique que celle des années trente, lorsqu'ils mirent le pied d'Hitler à l'étrier de l'Histoire.
Cependant, cette fois, le fascisme financier qui vient opèrera avec les moyens de contrôle modernes, par le bourrage de crânes audiovisuel, la manipulation des images et la promotion d'une chasse aux boucs émissaires comme dans les jeux vidéo violents (Manhunt ou Army of Towo) : Un culture de la guerre et de la mort.
L'homme politique américain Lyndon Larouche et Jacques Cheminade avaient prévu cette crise, annoncé comment elle se produirait et défini des pistes pour en sortir. Plus que les faux médecins ils ont gagné le droit d'être écoutés et entendus.
Un vrai nouveau Bretton Woods.
Il faut d'abord remettre l'économie au service de ce que de Gaulle appelait en 1964, à l'Université de Mexico, <. Cause animée par ce travail dans lequel les vrais socialistes et Jean-Paul II, dans Laborem exercens, voient justement le moyen de <. Travail, c'est-à-dire création humaine et non spéculation avec l'argent des autres ; création humaine, c'est-à-dire découverte et application des grands principes physiques universels, sous forme de technologies.
Le 15 novembre, ainsi inspiré, l'agenda des chefs d'Etats devrait être :
1) Un programme de grands travaux d'infrastructures à l'échelle du monde, pour créer l'environnement d'une croissance réelle ;
2) Leur financement avec l'émission d'argent par les Etats, sous forme de crédit productif, au-delà de l'impot et de l'emprunt, comme nous pouvions le faire en France avant la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973 et comme la Constitution américaine autorise le président à le faire avec le concentement des représentants du peuples. Dispositions des traités de Maastricht et Lisbonne l'interdisent, il faut les éliminer pour retrouver notre souveraineté nationale et refonder l'Europe.
3) Dégager le terrain pour cette politique de banque nationale en organisant la banqueroute des spéculations, c'est-à-dire de tout ce qui n'engendre pas de la richesse humaine réelle ;
4) Interdire toutes les spéculations destructrices sur les produits dérivés et éliminer les Hedge funds hyperspéculatifs en engageant la guerre contre les paradis fiscaux d'où ils opèrent, en particulier contre la City, mère de tous ces paradis ;
Revitaliser le lac Tchad -25000km² en 1963, 4000km² en 2001, 2500km² en 2008- pour donner un poumon d'eau à l'Afrique centrale, projet commun de l'humanité ;
5)Un système de parités fixes entre monnaies par nature anti spéculatif ;
6)Un instrument de référence commun pour régler les soldes des échanges entre les Etats (or ou panier de biens de première nécessité) ;
Nicolas Sarkozy a critiqué le système existant, mais en fait il tente de le sauver puisqu'il n'a pas prononcé les mots de <. Or, tant qu'on ne fera pas le triage des dettes illégitimes, on sera condamné à faire celui des êtres humains.
C'est une guerre, c'est seulement si nous la gagnons que l'on pourra arrêter, chez nous, les licenciements, la dégradation des minima sociaux, la chute de la part des salaires dans le produit intérieur brut, imposer la justice fiscale (sans bouclier pour les riches) et aller vers une vraie Europe, pas celle de la monnaie de singe et des cartels financiers.
La France peut et doit être catalyseur de cette mutation, à condition de rejeter le plan de < du directeur du FMI et des banques centrales, de rejeter la loi de la City, du FMI et de Wall Street, et de comprendre que l'indispensable combinaison, suffisamment puissante pour reconstruire un monde plus juste, est celle rassemblant la Russie, la Chine, l'Inde et les Etats-Unis revenus à la politique de leurs pères fondateurs.
L'avantage des crises c'est qu'elles changent les règles du jeu, il dépend de nous que ce ne soit pas pour le pire mais pour le meilleur.
Pourvu que nous nous ressaisissions, la grande crise mondiale peut être l'occasion de construire un monde meilleur, elle peut être aussi ce qui va nous entraîner vers l'abîme. Nous sommes face à une échance décisive : la grande réunion monétaire et financière des vingt principaux pays du monde, le 15 novembre. Le défi est ainsi lancé aux responsables politiques.
Léa Rodrigues.