Les débats participatifs

Le juste équilibre entre le travail et le capital

Les nouveaux patrons arrivent. Ce sera la guerre.

Par canteloup le 19/10/2008

Picasso, à ses débuts, achetait des blocs-notes à la papeterie du coin. Puis il s’asseyait à la terrasse d’un café. Il sortait un bloc-notes de sa poche. Puis il faisait ses petits dessins. Ensuite il vendait ses petites feuilles dessinées aux gens qui passaient. Et il vivait ainsi très confortablement. Les Américains qui sont également de très grands artistes ont adopté la même solution. Ils fabriquent de la pâte à papier et impriment du dollar. Et le monde du travail, tant en Asie, qu’en Inde et en Europe, se fait payer avec ces morceaux de papier: les dollars. Idem pour les fournisseurs de pétrole du golfe et les fournisseurs de matières premières d’Afrique et d’Amérique latine qui sont tous payés en dollars fournis à volontés par l’imprimeur: les USA. Voilà pourquoi les USA vivent très bien et au comptant. Il est faux de parler de déficits commerciaux des USA. Aussi longtemps que le monde acceptera les morceaux de papier, les dollars des USA. Aujourd’hui les USA n’ont aucune dette. Ils ont laissé le Japon et la Chine acheter des pans entiers de l’économie intra-américaine. Mais demain les Américains jetteront les Chinois et les Japonais hors des USA. L’Europe n’avait dès le départ aucun gain à attendre de la mondialisation. Pourquoi? Parceque le marché mondial est mort-né. Les Indiens et les Chinois sont bien trop robustes pour que l’Europe puisse seulement songer à se mesurer à eux. La domination chinoise va déferler sur l’Europe. En attendant l’arrivée des Indiens. Même la Suisse disparaîtra car elle renfermera dans ses coffres-fort des monceaux de papiers qui n’auront plus la moindre valeur. La France et l’Europe ont voulu jouer aux apprentis sorciers. En se lançant dans la financiarisation totale de l’économie, la France a commis une faute impardonnable: celle de disparaître. La France est déjà devenue un site touristique. L’emploi en France, consiste à devenir garçon de café. Les nouveaux patrons arrivent. Ce sera la guerre.