
Bonjour à toutes et à tous,grave question que de voir resurgir dans la conception de la droite l'image d'une femme-mère pratiquement omniprésente dans l'éducation des enfants et dont la protection sociale,du moins pour le moment ,ne vise que de soumettre la femme à son rôle d'antan,sans mixité coparentale dans les rôles que chacun,père ou mère,en toute complémentarité peuvent jouer auprès de l'enfant et de son intérêt éducatif.
Dans un interview datant de l'an dernier,Elsabeth Badinter analyse fort bien l'évolution ou plutôt la stagnation d'un féminisme qui a perdu ses vrais concepts de lutte originels et qui sont aujourd'hui,quand la droite est au pouvoir fortement remis en cause.Ce reflux de la cause des femmes est synonyme de la mise à l'écart du rôle du père et du rôle prédominant du rôle de la femme-mère.Il va s'en dire que femmes et hommes doivent travailler ensemble dans leur rôle de parent à égalité,moral,éducatif et financier,et revenir aux conception d'un féminisme équitable dans le partage des rôles et leur complémentarité.
De même ,la protection sociale et celles qui accompagnent les enfants et toute famille ,quel qu'en soit la forme,ne doit en aucun cas provilégier un rôle maternel au détriment de celui du père,et cette protection sociale doit doner les mêmes droits au père qu'à la mère dans les faits,qu'il s'agisse de coparentalité effective ou d'aides sociales.Vous trouverez un point de vue passionnant de Madame Elisabeth Badinter,qui fait une analyse tout en nuance dans cette article, à l'adresse suivante:
http://www.lplm.info/spip/spip.php?article536
LA PLACE DES FEMMES DANS LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE , Élisabeth BADINTER , Philosophe , 2004 , lettre de l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques
Publié le samedi 24 mars 2007.
Dans cet article Elisabeth Badinter pointe en substance le grand retour insidieux des roles genrés et parentaux traditionnels ; avec pour clé de voute la glorification maternelle . Des mesures financières familiales (APE) et le retour du discours médico psychologique des années 50 sont venus cristalliser ces représentations . Edwige Antier , notamment , assure une caution à visage médical , fortement soutenue par les médias et certaines ambigüités du féminisme essentaliste . La pression lactaliste est également mise en cause ainsi qu’une instrumentalisation sociale du "naturalisme" , réactivé par les questions écologiques légitimes .
La culpabilisation et la glorification maternelle sont ainsi de retour avec de très grandes désillusions dans la réalité ; Madame Badinter note au passage le pic de séparations aux 3 ans de l’enfant ...
L’auteure note que personne n’a réagi ...et qu’il faut revenir aux analyses féministes égalitaires et non victimaires
Encore n’a-t-elle pas envisagé le discours des détracteurs de la résidence alternée qui va beaucoup plus loin dans la démarche réactionnaire , proche du familialisme Vychyste et de ses processus de manipulation !!!
non plus que les pratiques hyper-maternalistes des décisions judiciaires lors des séparations ni la disparité genrée de droit concernant la maitrise de la procréation ...des faits bien peu incitatifs et symboliques d’une égalité des chances entre les hommes et les femmes ...
le résultat est un recul de la condition des femmes et de la place laissée aux hommes pour assurer un partage domestique et éducatif équitable
l’association [ les papas = les mamans ] rejoint ces analyses et propose des mesures concrètes pour pouvoir assurer un partage genré effectif de l’enfance et des taches domestiques , notamment sur la période sensible 0-3- ans de l’enfant
paru dans la lettre de l’OFCE , numéro 245 , 12 janvier 2004 , édité par les Presse de sciences-Po
Salut et fraternité
Norbert Van der Meulen