
Oui au RSA
Le RSA est pour moi une bonne chose.
Ce revenu complémentaire qui s’adresse aux plus pauvres va leur permettre de retrouver du travail sans perdre d’avantage social .
Si d’autre part on analyse son financement on ne peut qu’y souscrire car il est dans nos traditions que les plus pauvres soient aidés par les plus riches et j’observe que cela n’est contesté ni à droite ni à gauche.
Mais est ce la panacée ? Je ne le pense pas
Tout d’abord et si on prend comme référence les personnes on va très vite voir qu’il y a de nombreux freins à la reprise du travail.
Le premier est « l’employabilité » des personnes qui dépend de leur âge, de leur état physique, et de leur formation. Ne nous leurrons pas nous aurons toujours quelques pour cent de chômage incompressible.
Au-delà se pose le problème des travailleurs pauvres aux quels le dispositif doit être étendu. Dans ce cadre se trouvent tous les travailleurs à temps partiel . Il sera peut être tentant pour les patrons d’accroitre le recours à ce mode de fonctionnement qui est plus souple et d’un autre coté nombreux sont ceux exerçant des taches non qualifiées qui seront tentés de réduire leur activité sans perte de salaire. Si cette convergence se réalisait le coût du dispositif le rendrait vite ingérable.
Parlons maintenant du financement dont on vient de voir qu’il risquait d’échapper. A partir du moment où on admet la possibilité de financer une partie de la protection sociale par les recettes du capital non économiquement efficace ce qui est une nouveauté à droite on aurait dû s’interroger plus avant.
Doit on imposer la totalité des recettes ( loyers, intérêts,) ou faut il mettre un plafond en dessous duquel il n’y aurait pas d’imposition ce qui est le cas actuellement. De la même façon doit on imposer le prélèvement ou le résultat annuel? et au dessus du seuil ?
Enfin à taxer les recettes du capital ne pouvait on pas réfléchir à un système progressif qui pénaliserait plus les grosses recettes que les petites ?( Pour mémoire la progressivité de l’ISF est plafonnée entre 0,55% et 1,80% )Quelle serait son rendement ? Ne permettrait il pas une réduction des charges sociales ? ne rendrait il pas de la performance aux entreprises et du pouvoir d’achat aux employés ?. Dans le même ordre d’idées et des lors que la progressivité est admise, on peut réfléchir à la suppression de l’ISF, de la CSG, de la CRDS et en quelque sorte restructurer toutes les contributions sociales.
Ainsi, si je suis pour le RSA je trouve la réforme incomplète sur le plan fiscal et en partie inadaptée sur le plan économique.