
"chaque fois que cela sera necessaire
"Nous nous opposerons à chaque fois que cela sera nécessaire, sans tomber dans la première embuscade tendue", affirment des proches de Ségolène Royal, qui répondent dans "Le Monde" à des députés socialistes qui avaient dénoncé "l'anti-sarkozysme pavlovien" de leur parti.
Le 22 juillet, dans une tribune publiée dans "Le Monde", quatre députés PS -Christophe Caresche (Paris), Jean-Marie Le Guen (Paris), Gaëtan Gorce (Nièvre) et Manuel Valls (Essonne)- avaient déploré au moment de la réforme des institutions "une incapacité" de leur parti "à s'abstraire d'une forme d'anti-sarkozysme pavlovien qui le conduit à s'opposer systématiquement à tout projet émanant du président de la République".
"Fallait-il s'associer à la réforme constitutionnelle proposée par Nicolas Sarkozy? Si la réponse a été non, la faute en revient à son promoteur", rétorquent David Assouline (sénateur de Paris), Delphine Batho (députée des Deux-Sèvres), Dominique Bertinotti (maire du IVe arrondissement de Paris), Jean-Louis Bianco (député des Alpes-de-Haute-Provence), Aurélie Filippetti (députée de Moselle), Guillaume Garot (député de Mayenne), Jean-Pierre Mignard (avocat) et Vincent Peillon (député européen), dans "Le Monde" daté de mercredi.
"Il n'est pas juste de confondre la fermeté avec le sectarisme", estiment ces proches de l'ancienne candidate à la présidentielle.
"Nous voyons peu à peu s'esquisser un régime politique de type nouveau, qui entend concentrer tous les pouvoirs, pour installer une domination idéologique et culturelle durable", estiment-ils. "Une France inégalitaire se fabrique sous nos yeux" et "pendant les travaux constitutionnels, le détricotage des droits sociaux continuait".
"La politique d'un tel pouvoir ne se divise ni ne s'épluche comme les quartiers ou la peau d'une orange. Elle est un bloc". Dans ce contexte, "un combat sans propositions est vain, mais des propositions qui ne sont pas forgées dans un combat politique seraient désarmées".
AP 29/07/08